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Lundi 21 juillet 2008
VERNISSAGE 14 AOÛT à 18HOO à la Place de la Vieille Halle aux Blés près de la place Saint Jean au Café NOVO






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Commentaires

je suis bien loin de Brussel... dommage !
la photo noir & blanc très contrastée me fait penser à celle que tu avais mise lors du concours sur le web : même série ?

je te souhaite 1 bonne expo Marie !
Commentaire n°1 posté par Eric LOW le 21/07/2008 à 15h46
C'est avec énormément de tristesse que j'ai appris le décès de Marie. Je ne sais rien de ses raisons ni des circonstances précises, mais Marie est partie dans la nuit de samedi a dimanche 26-27 juillet.
Commentaire n°2 posté par Fred le 31/07/2008 à 13h45
 
Bij het afscheid, bij het aangekondigd vertrek van Marie Bucquoy
Eric E. Feremans
 
 
To be, or not to be: that is the question:
Whether 'tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them? To die: to sleep;
No more; and by a sleep to say we end
The heart-ache and the thousand natural shocks
That flesh is heir to, 'tis a consummation
Devoutly to be wish'd. To die, to sleep;
To sleep: perchance to dream: ay, there's the rub;
For in that sleep of death what dreams may come
When we have shuffled off this mortal coil,
Must give us pause: there's the respect
That makes calamity of so long life;
For who would bear the whips and scorns of time,
The oppressor's wrong, the proud man's contumely,
The pangs of despised love, the law's delay,
The insolence of office and the spurns
That patient merit of the unworthy takes,
When he himself might his quietus make
With a bare bodkin? who would fardels bear,
To grunt and sweat under a weary life,
But that the dread of something after death,
The undiscover'd country from whose bourn
No traveller returns, puzzles the will
And makes us rather bear those ills we have
Than fly to others that we know not of?
Thus conscience does make cowards of us all;
 
Shakespeare sugereert ergens in die tekst dat de angst voor het leven na de dood ons laat leven.
Maar is het niet de angst voor het leven die ons naar de dood doet verlangen?
 
Wanneer iemand het leven verlaat, zogenaamd vrijwillig, zijn er drie zaken die vooraan staan.
Het verdriet voor het verlies van een familielid, een kind, een vriend. Maar dat verdriet is er ook bij een onvrijwillige dood.
BIj de zelfgekozen levensbeëindiging stelt zich ook de vraag over het waarom, en komt er daarbij de schuldgevoelens.
Deze komen in de vorm van zelfverwijten maar ook als boosheid tegenover de overledene.
 
Marie Bucquoy schreef erover:

Il va sans dire, l’au-delà a plus d’un attrait.  Que ce soit le néant, le paradis, l’enfer ou encore une nouvelle naissance, elle est impatiente.  L’absence de curiosité régnant ici bas reste une énigme, pouvant peut-être trouver une explication dans les mécanismes de la peur et de l’angoisse inhérentes à la condition humaine.

Par pitié, expliquez lui les mystères de leurs yeux secs, expliquez lui la salive qui colle sur leur bouche.  Lorsque nous dormirons dans les archives, n’aurons nous pas assez de temps pour goûter  la solitude ?  L’éternité, bon dieu c’est clair, personne n’y croit.  Pas plus qu’à une divinité omnisciente.  Et s’il devait arriver que pour un seul des terriens, la foi s’éveille avant l’heure des comptes, le naïf ne devra rien espérer, encore moins un crédit.  Nous avons loué une planète comme on loue un studio, autant dire les choses comme elles sont, le mot d'ordre est: "Rien à foutre" !

 

Elle n’était pas de ce monde et pourtant, le corps matériel l’y avait emmenée. Le sentiment de purger une peine dont elle n’était pas coupable la poursuivait. Comment était-ce possible que la nature humaine soit si complexe et dure à la fois ?

Pourquoi est-ce que des qualités telles que la naïveté, la bonté, l’égalité sont risibles et méprisantes, se transformant en cauchemar pour celui qui ose en faire un principe de base dans ses comportements au quotidien.  Il serait taxé bien sûr de « looser », nul doute là-dessus.  Et ça toujours été comme ça, il n’y a pas de « c’était mieux avant » qui tienne.

 


 

Niet de mens zelf, niet zijn directe omgeving, maar de maatschappij zelf, zoals ze nu is kan ondraaglijk worden voor het individu.  Deze is niet beperkt tot de kennissen, minnaars en familieleden, deze spelen immers in het dagelijks leven een kleine rol.  De grote stroom van domheden, in een gecommercialiseerde, koude wereld is voor de gevoelige mens stilaan een hel aan het worden.  Niet de vrees voor de dood maar die voor het leven wordt overwegend.

De steeds groter wordende vervreemding in een maatschappij van handelaars ergerde de poëte, die ook haarscherp observeerde:


La passion à tout prix

Les hallucinations charmantes inventées...Les princes applatis entre les pages des livres bibliques que j'avais oublié de remettre à leur place.  Sur la commode de ma chambre d'enfant.  Les panoplies en plastic de princesses foisonnent dans les rayons des supermarchés, pacotilles et les prix baissent...La baisse tendancielle du taux de profit et la concurrence oblige.  Il faut vendre.  Vendre et acquérir le pouvoir futile, de la puissance, masquer les sentiments d'infériorité.  Vendre les sentiments pour acquérir le pouvoir de séduction, masquer les sensations de manque d'amour.  Marchand(e)s de tapis! Fuck You! 

 


 

Degene die haar als een in zichzelf gekeerde persoon willen afschilderen kunnen schrikken van volgende passage:

 


 

Une journée de plus. 

 A quoi peut bien servir la démocratie si ce sont des humains qui votent ?  Les esclaves cherchent un maître.  Des bottes à lécher.  La fonction paternelle représentant la loi, l’interdit, la frustration, l’ennui.  La soumission décomplexée : le slogan du 21ème siècle.  Tu as le choix, c’est dieu tout puissant qu’il faut craindre (avec foulard pour les femmes) ou l’augmentation à l’infini du profit, une prière pour l’euro.

Amen.

Travaillez, travaillez, travaillez, ils n’ont plus que ce verbe à l’impératif dans la bouche.  Regarde comme les travailleurs chinois sont épanouis, regarde à Londres, ceux-là cumulent trois emplois pour arriver à payer le loyer et la nourriture.  L’esclave doit dormir et manger pour repartir le lendemain au travail. Exploitation généralisée, soumission décomplexée.


Marie kende wel degelijk de wereld, zij leed niet aanzichzelf, niet aan haar directe omgeving! Alsof een antenne haar gevoelige ziel de miserabiliteit van de globe doorgaf werd zij gekweld niet door emoties maar door de beldiging van de scheefgegroeide wereld.  Deze kende zij, deze verpletterde haar, zij zag dus scherp en analyseerde onverbiddelijk.  En het vernietigde haar.


 

Le dédain au bout du fil picorent mes yeux, j'ai entrevu les portes de l'institution hospitalière...à me soumettre au niveau standard.  Transformer mon âme en une mécanique glaciale.  
 
Je veux devenir aveugle et me suspendra aux nuages.  S'encastrer dans le talbeau de "la femme qui pleure".  De la haut.  Et puis tout lâcher.


 

Maar niet enkel de maatschappelijke dwang, de verplichting "normaal" te zijn in een abnormale wereld naar haarzelf toe ergerde haar. Ook de terreur van het conformerende onderwijs:

J'entre dans les couvertures chaudes et je rejoue mon école buissonière à la retraite.  Puis je me rappelle de cet entretien d'embauche que je dois passer dans l'après-midi dans une école d'Art.  Et que je n'ai pas encore préparé.  Alors je pense: "qu'est-ce que je vais aller me faire chier à m'occuper de leur Conseil Social".  Je me remotive en m'imaginant leur dire: "LE POUVOIR AUX ETUDIANTS" "AUTOGESTION".  C'est finalement ce qui s'est passé, mon rêve en vrai.  Bon je les ai un petit peu fait rire, j'aime bien dérider les gens, surtout ceux-là.  Un peu d'humanité derrière leurs lunettes en fer forgé.  Après avoir fumé quelques clopes dans le hall de cette structure aliénante, je suis allée chercher Lou.  Cette fois-ci, Chet Baker dans les oreilles.  On a écouté la musique ensemble sur le trajet retour, parfois les yeux dans les yeux accompagné de "Je t"'aime ma grosse poule"..."Moi aussi mon petit poussin".  On a bouffé de la pizza froide et je lui ai raconté cet autre bête conte "Peau d'âne".  Elle adore.  Et puis, évidemment, ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants...J'ai refermé le livre et nous nous sommes endormies sur notre matelas une personne, main dans la main, le sourire aux lèvres.  Le bonheur est si simple parfois, que je n'ose même pas le raconter.  Merci Ann de m'avoir donné le courage.  Bonne nuit.

 


 

De media die de "blijde boodschap" van het abnormale zo glinsterend voorstellen beten haar in de hersenen, de commercialisering ervan en het hypocriete stoorden haar scherp verstand:

Nous consommons, nous affamons.  Ecologie et ultra-libéralisme. Les voix de la radio honorent ce mariage absurde.  Et blablabla, la fin du monde, le réchauffement climatique et tout en disant cela, elles passent au thème suivant : la pauvre économie française, il faut tout de même plus produire, consommer, affamer… La France se serait endormie entre De Gaulle et Mai 68. L’eau du bain devient froide, je rouvre l’eau, bouillante, consommons.  Affamons

Consommer. Le plus universel des troubles obsessionnels compulsifs.

Ca donne chaque fois des émotions d’entendre les arbres tués, les OGM, la guerre…C’est pas rien, merde.  Quelle saleté de race, je suis un morpion.

 


 

Niet de twijfel aan haarzelf, maar aan haarzelf in deze maatschappij  maakte haar stappen logisch, zij dacht hierover na.

Soms heel sec:

 


 

Plus loin un bar, un tabouret et une bière dans la gorge.  Au milieu de rien.  Récupérer  mon vélo au passage et longer le canal qui m'emporte là-bas, chaque fois, là-bas, dans le noir absolu.  Où tout est réalisé

 

 

Soms werd ze mild opstandig, soms hoopvol, soms allebei samen, zoals in volgende tedere tekst:

 


 

Je me complais dans la régression.  Je veux rester une enfant.  Les adultes me font chier avec leur soucis d'être bientôt morts.  Une maison pour qu'il ne pleut plus sur les têtes.  Un enfant pour la pérennité.  Un revenu pour consommer de moches marchandises.  Qu'est-ce que c'est moche un téléviseur, une chaine hi-fi, une voiture, une cuisinière moderne.  Je veux une maison pour tout peindre en couleur, un enfant pour jouer à la poupée, et un revenu pour me regarder dans le miroir avec mes jolies chaussures noires vernies. 

L'autre: "quel manque de maturité!"

Le petit Larousse illustré, 2002, Maturité: "Etat d'un fruit mûr."  Etape suivante: pourriture

 

Oui, c'est cela, restons courtois.  Soyons civilisés.  L'amour n'est-il point un sentiment civilisé après tout?  La chèvre ne tombe pas amoureuse, il n'y a que le bipède pour inventer une chose pareille.  L'instinct, lui au moins, échappe à la civilité.  La culture s'oppose à la nature.  Alors dans les hautes herbes, tant que le fruit mûr ne sera pas pourri, ils continueront à désirer prendre ce petit corps dans leurs corps.  Au milieu des bois.  Dans des chambres froides, sous les draps chiffonés.


 

Haar relatie met anderen gaf haar soms de moed om door te doen:

 


 

Certaines personnes sont plus étranges que d'autres.

-"Tu as fait une erreur".  Puis tu as insisté: "mais ce n'est pas grave tu sais".  J'aime la délicatesse.  Je suis assise sur le bord d'un trottoir.  Je regarde une bourgeoise de l'autre coté de la rue.  Elle enfile ses gants.

La solitude m'aspire ailleurs, au delà du temps-horloge.  Le tic tac des secondes s'éteint.  Je n'avais jamais vu cette issue.  Je n'aime pas les bijoux.  C'est saisissant d'entendre son coeur battre.  Dans le corps.
Au fur et à mesure, je m'éloigne des particules élémentaires, de la matière.
Je tremble petite, je tremble et quand je te regarde, je sais pourquoi je m'acharne à vivre. 
 

"Wanneer je een schip wil bouwen, breng dan geen mensen bij elkaar om hout aan te slepen, werktekeningen te maken, taken te verdelen en het werk in te delen. Maar leer de mensen verlangen naar de uitgestrektheid van de zee. Het schip komt er dan zeker, de geschikte bemanning ook." (Antoine de Saint-Exupéry

Soms werd de druk overweldigend, en begint haar strijd om zichzelf

Je me suis rencontrée.  J'ai vu Je.  Et je me suis noyée...d'amour liquide.  Dans un état gazeux.  Que peut bien t-il y avoir de solide là-dedans?  Tout.

Je ne pourrai jamais aimer ces hommes silencieux.  Le bruit de leurs membres qui craquent abîme mes oreilles.  La femme plaintive et dramatique assise à leurs cotés, le pot d'huile dans la main droite qui n'a jamais servi.  Je quitte le tournage, respire le long du canal.  J'écoute les vieux amants démodés.  Ca grince dans tous les sens.  Tout va s'écrouler.

 


 

Het spijt me, maar ik ken de mama van Marie niet.  Jan ken ik des te beter.
Hij vertelde mij dat de blog van Marie, waar ik haar teksten vandaan haalde, hard was. Ook voor hem en voor haar moeder.
Ik moet hem tegenspreken.
Dat lijkt zo indien men ze "au premier degré" opvat.
Maar zoals alle kinderen verwijt Marie de gang van de wereld aan de oudere generatie, waar ze -dat blijkt ook uit één van de bovenstaande teksten - de vader en de moederfiguur als icoon beschouwt van een generatie die mede verantwoordelijk is voor de ellende waarin wij leven.
Maar niet haar ouders, haar vrienden en familieleden verwijt ze wat dan ook PERSOONLIJK.  Integendeel.  Wie goed leest merkt dat ze treurt om een verloren wereld, de wereld van haar jeugd, die ze voortdurend aanhaalt als referentiebron van een betere wereld. 
Ze verwijt niet wat haar tijdens haar jeugd overkwam, maar dat wij, de oudere generatie die niet konden in stand houden.
Dat is geen verwijt, dat is geen afrekening, dat is een compliment voor haar die haar tijdens haar jeugd omringden.
Daarom onderstaand, misschien gedeeltelijk verzonnen, telefoongesprek met haar vader, dat ook op haar blog staat:
 

J'appuie sur le bouton qui délivre la communication.

Papa:"je crois qu'elle ne m'aime pas, tu avais raison. C'est une séductrice dans sa librairie. Elle m'a envoyé un message: "je ne suis pas faite pour les relations. je n'ai pas envie de m'expliquer. Je reste dans le silence." Il parait que ça met 6 mois d'oublier une quelqu'un dont tu es amoureux?"

Marie: "6 mois de sensation de vide. Même si l'on est conscient de l'inutilité de cette sensation, c'est terrible."

Papa: "on se ressemble fort non?"

Marie: "j'aime qui je suis, je n'aurais pas voulu être queqlu'un d'autre. Tu m'as beaucoup aimé. A ta façon. Inévitablement, je te ressemble."

Papa: "J'en arrive à avoir envie de me suicider."

Marie: "Je comprends, ça me passe par la tête aussi. Mais je n'y arrive pas. Peut-être parce que cette vie est une aventure utlime, hasardeuse et ephemere."

Papa: "Moi j'ai toujours trouvé ça idiot le suicide. Ou alors, que ça serve à quelque chose. En attaquant l'Etat par exemple, tu prends quelques salauds avec toi."

Marie: "Le vide est tel, papa, que je n'ai même plus de haine pour personne."

Papa: "J'ai remarqué que tes yeux ne pétillent plus...J'ai l'impression d'avoir fait des enfants pour avoir un alibi histoire de ne pas me suicider."

Marie: "Un moment, quand j'étais dans une dépression forte à cause d'un mec, ça n'était même plus un alibi. J'ai voulu me suicider froidement. je n'y suis pas arrivé. Je n'en suis pas capable et toi non plus. Tu le sais? hein?"

papa: "Je n'avais jamais remarqué que tu étais si accroc de ce mec."

Marie: "C'était juste une bonne stratégie de sa part. Je donne tout. Je reprends tout."

Papa: "Oui mais tu as 30 ans. Il y a encore des aventures qui t'attendent. moi j'en ai 60. Quand je drague, je ne ramasse plus rien."

Marie: "Pour ramasser quoi? J'ai encore 30 ans pour ramasser des mirages. Des personnages en quête d'amour qu'ils n'arrivent pas à se donner eux-mêmes. Draguer...quelle occupation inutile. Rien à foutre, si ce n'est à me foutre son foutre et de moi-même. Draguer, séduire, j'en ai marre, franchement. Une fois qu'il a assez mangé, il te chie. Et là tu hésites entre le caniveau ou remonter dans un autre appareil digestif. Non, merde. Rien, nous ne sommes rien. Et tout à la fois. Des fourmis...dans un grand vide. Et des richesses."

Papa: "La lumière dans tes yeux Marie, je resterai vivant juste dans l'espoir de la voir à nouveau briller. Même si ce n'est qu'un instant."

Marie: "Tu es un romantique sous tes airs de tout vouloir foutre en l'air."

Papa: "je suis les deux."

Marie: "Moi aussi, je t'aime."


Indien de wereld zoals Bredero het stelde een schouwtoneel is, dan moet men zich de vraag stellen hoe het komt dat ondertussen de kitchfiguren het applaus krijgen en de grote het podium verlaten. 
 

 


eric Feremans

Commentaire n°3 posté par eric feremans le 31/07/2008 à 20h11
Je l'ai appris aussi , ça m'a beaucoup touché , bon voyage , Marie pleine de grâce.
Commentaire n°4 posté par Philippe Charpentier . le 31/07/2008 à 23h39
Peine et tristesse... Pensées sincères, bon voyage Marie .
Commentaire n°5 posté par josie le 01/08/2008 à 10h03

Le suicide, réduit à sa plus simple expression, est un système de délivrance qui nous entraîne de la douleur à l'absence de douleur. Si les dieux manigancent contre nous et que les planètes sont en désordre, si la terre se dérobe sous nos pas, nous aurons toujours besoin d'une issue." (Harper- Perennial, 1992, p. 26). Comme le disait le docteur Eustace Chesser : "Le suicide est un refus délibéré d'accepter les seules conditions dans lesquelles il nous est possible de vivre ." (Why Suicide?, op. cit., p. 122).

 
Celle qui m'a mis au monde enfermée dans sa cage de fierté.  Elle se laisse mourir, seule, dans son indignation.  Moi, moi, moi, hé, moi ...faut pas croire, je me fais baiser par Fred, comme une vache. Il m'attire contre ses bras rouillés, dans l'usine désaffectée de sa chaire. Après éjaculation faciale, l'homme m'invite à sortir de sa BMW.  Je reste les pieds sur le trottoir, grelotter d'humiliation. Imitation de la société à petite échelle, il n'y a pas de bourreaux sans victimes.
 
Arrracher hors de moi toute cette poésie de la vie.  La poésie inadptée à ma réalité.  Ils parlent de force et de faiblesse.  C'est juste un coeur qui bat, le passage, transmet aux canaux, voyage de l'émotion.  Le voyage inutile... Séverine me maintient hors de la noyade. J'encule la poésie des bourgeois.
 
Elle a voulu me prendre en photo. J'ai dit: "c'est toi le clic". Sa voix révoltée: "je ne suis pas une machine".  Catherine avait raison et j'ai fermé ma gueule. 
 
Le dédain au bout du fil picorent mes yeux, j'ai entrevu les portes de l'institution hospitalière...à me soumettre au niveau standard.  Transformer mon âme en une mécanique glaciale.  
 
Je veux devenir aveugle et me suspendra aux nuages.  S'encastrer dans le talbeau de "la femme qui pleure".  De la haut.  Et puis tout lâcher.
 
Je tourne frénétiquement les pages de mon histoire.  en avant, en arrière, et inexorablement, le souffle sur ma langue me ramène au présent.  Celui qui s'enfuit sous les doigts, le moment non-vécu.  Il n'y a pas de place à la vie.  GAGNER SA VIE ET PERDRE L'AMOUR.

ce un article qui Marie a ecrit le 26 septembre 2006
ca ma touche beaucoup, adieu mon ange tu serait toujour dans mon coeur
Commentaire n°6 posté par sebastiano le 01/08/2008 à 16h54
s'il existe des anges dans les paradis qu'inventa la conscience humaine, et qui ne sont que les pensées d'amour de ceux qui nous aiment, alors que les anges te bénissent et prennent soin de toi.. ..Pour toujours
Commentaire n°7 posté par eidos.. le 01/08/2008 à 19h07
Voilà, tu l'as fait ! On en riait,on s'en moquait ! La perspective de la mort ne t'angoissait pas ! tu disais "Moi,c'est la vie qui m'angoisse" !!
"eh bien,moi c'est les deux je répondais ! " et on avait des fous rire ! Drôle d'humour n'est ce pas, marie ! 
Aujourd'hui,c'était le jour de ton enterrement ! j'ai vu les visages de ceux qui étaient dans ta vie !!
Je n'ai pas vu ton visage,ni la boite dans laquelle on t'as mis ! J'aurais tant voulu être ailleurs avec toi mais aujourd'hui ,c'était le jour de ton enterrement !  et j'étais seul !
 
Je t'ai aimé à ma façon et tu m'as aimé !
Oui,je sais ce que signifie la mort : l'absence !
Je ne te reverrai plus marie ! ta voix s'est tue !
Oh,je ne t'en veux pas ! j'avais un ange au dessus de ma tête maintenant j'en ai deux ! 
Adieu petite soeur !

Commentaire n°8 posté par Silvio le 01/08/2008 à 20h41
Te voila partie,extraordinaire Marie........Quel dommage........Tu restes a jamais dans nos coeurs et nos pensées.....Bonne route.......
Commentaire n°9 posté par Chan le 03/08/2008 à 11h20

Tu étais une vraie pierre précieuse ... j'ai un vide et je n'arrive pas à le combler pour l'instant ailleurs ...  Toutes ces années d'amitié passées ensemble m'ont tellement apportées du bonheur ... que voilà mes propres pensées me dépassent tellement prise d'une profonde émotion ...  je n'arrive pas à reconnaître que le monde est irréel et éphémère et si cela m'arrive alors je ne l'aimerai plus, mon esprit s'en détachera, j'y renoncerai et me libérerai de tous mes désirs.  La vie du présent tisse celle de l'avenir ... mais quel devenir me dis-je en ce moment?!  Comment me rassurer, partager ma, notre douleur … Comment vais-je étancher ma peine profonde de ce vide énorme qui m’envahi corps et âme !

Le temps apaisera ma douleur, mais n’effacera pas ton souvenir joie, rire, peine, découverte, partage … La vie ne laisse jamais souffrance de cœur perduré !

Heureusement qu’il me reste d’autres personnes qui me sont chères à mon cœur et pour elles, je dois vaincre cette affliction …

Tu me manques dans le présent mais au delà pour mon futur


Promis se encuentra en los cielos y allí vela por nosotros ... es nuestro ángel, mi ángel!

 

 

Do ta pote

 

 

Commentaire n°10 posté par Do le 03/08/2008 à 19h20
Enfin tu ne souffres plus... Nous t'aimons de tout notre coeur! Bien sûr que tu vas me manquer tout toi entier! Aurevoir Marie XXX
Commentaire n°11 posté par Violaiine le 04/08/2008 à 04h58

Pour Lou,

 

Mon espoir va vers toi petite fille

Que l’amour et l’intelligence émotionnelle

te donnent

Sur ton chemin

Les forces dont tout enfant

a besoin

pour grandir

Construire sa vie

Vivre et partager l’empathie

 

Adulte à ton tour

Par delà tout discours

Tout autour

T’entendre te dire un jour

« j’ai grandi, j’ai mûris,

j’aime ma vie

Et même la vie

M’aime aussi

Je n’en veux à personne

J’ai seulement changé la donne

Et je donne

A mon tour

L’empathie et l’amour »

 

 

 

Commentaire n°12 posté par L'autre le 04/08/2008 à 09h30

10 jours…dans une vie de 32 années…c’est quoi 10 jours ? c’est rien mais c’est énorme.

Tu es entrée en elle 10 petits jours. Tu étais là, à l’entre de ma porte, tel un ange descendu du ciel pour moi. Un atome, « mon petit atome » comme je t’appelais.

D’abord des écrits, des idées, des idéaux bien sûr, des envies, des envies de faire entrer ce rayon de soleil en toi. J’étais comme envoutée par ces échanges, puis attirée, touchée et envie d’encore et d’encore, assoiffée.

Je suis arrivée dans ton monde, ton petit monde, votre petit monde…

« Que se passe-t-il lorsqu’un atome rencontre un électron ? » cela fait boum ! et cela ta faisait rire, si douce Marie…

Une peau contre la mienne , douce, lisse, au parfum de rose, ce parfum qui est toujours là lorsque je ferme les yeux…des mains, des caresses, des regards, des rires de petites filles…jusqu’au bout de la nuit…

Il me reste encore tant de toi, et cela restera…

Il y a encore tant de douleur et de larmes, mais cela partira…

Il y avait tant de souffrance en toi, te voilà loin d’elle, la salope…

Il y a l’espoir, non, la certitude que tu es bien, sereine maintenant, parmi les anges et cela, pour l’éternité…

Il y a une île quelque part, un endroit où je dois déposer cette peine, ce poids…je le trouverai, parce qu’il est trop lourd pour moi…

Et puis, il y a toi, chérie, petit atome, à l’abri tout au fond de mon cœur…je voudrais tant pouvoir encore sentir ta main serrer la mienne…comme ce dimanche ensoleillé…

Tu sais, grâce à toi, mon ciel brille aussi la nuit maintenant…

 

Commentaire n°13 posté par stef le 04/08/2008 à 14h13
Je viens sur ce blog presque par habitude, et je lis des mots de stef, de l'autre, des anonymes....  mais pas de Marie, des mots forts et beaux qui touchent et montrent à quel point Marie comptait.
Je suis sensible à ces marques d'affection, à ces réactions. J'ai l'impression qu'une autre Marie apparait, plus intime et plus belle encore!
Commentaire n°14 posté par thierry B le 06/08/2008 à 22h40
adieu mon ange une partie de mon coeur est parie avec toi, j espere de te rencontrer dans un autre vie
Commentaire n°15 posté par Sebastiano le 07/08/2008 à 14h44
MANO SOLO - Je suis venu vous voir

Je suis venu vous voir avant de partir , y avait personne ça vaut mieux comme ça , je savais pas trop quoi vous dire , croyez pas que j'vous abandonne même si , encore une fois , je vous laisse le pire : les larmes qu'on verse sur la mort d'un homme .
Adieu mes amis , je m'srai bien battu encore , adieu mes amours , priez pour moi...
Toi que j'aime , que j'ai aimé , compagnon d'un jour ou d'une année , déjà tu sais que dans mon cœur même moisi flottent encore violence et tendresse ... mon existence ne tient pas qu'a ma graisse , je suis esprit avant dêtre un corp , je suis mort mais
rien n'est fini , il reste ma voix et bien peu d'écrits .
J'avais surtout une grande gueule pour chanter des chansons d'amour pour Paris , sur la ptite scène du Tourtour...
Mes amis , ne pleurez pas , le combat continue sans moi , tant que quelqu'un écoutera ma voix je serai vivant dans votre monde a la con ! avec du sang plein les orbites , et même du plastique sur la bite je vais sûrement être recalé a l'examen du grand sa
ge mais j'en profiterai quand même pour lui dire ce que j'en pense de l'existence , cette engeance , et s'il ne voit pas que je suis un ange alors qu'il change de boulot... et s'il veut , moi je prend sa place : y aura des filles et de la Ganja , des pass
ion sans limites , nous nous battrons des ailes et nous volerons bourrés , nous mangerons des pommes envenimées et nous cracherons le mal comme un pépin, nous serons sincères comme jamais et nous serons beaux pour ça ...
Commentaire n°16 posté par Clem & S@m le 10/08/2008 à 00h11
juste MERDE !
Commentaire n°17 posté par Eric LOW le 11/08/2008 à 17h37

Je retiens mon souffle….encore et encore….j’ai peur, je suis seule aussi…je reste là, immobile, je sens mon cœur battre à l’intérieur de ma poitrine, je peux même sentir le sang couler dans mes veine, c’en est presque enivrant et aliénant…

Je regarde le plafond, les murs qui m’entourent et cette toile sur laquelle ton commentaire résonne encore en moi…suivi de ce fou-rire…qui résonne lui aussi…

Oh Marie, si douce Marie, je regarde derrière moi et je ne vois rien, ni espoir, ni haine, ni regret, ni culpabilité mais tant d’amour, de douceur et de tendresse…

Je me referme, me renferme, ne m’autorise pas à aller…je regarde autour de moi et je vois des visages...des regards…j’entends des voix qui chuchotent, je vois des ombres s’agiter  tout autours de mon corps, de mon esprit  et j’étouffe, ma gorge se noue, je veux qu’elles partent, elles me serrent dans un étau…dans ma tête, je leur hurle de ma laisser tranquille, je leur dis qu’ils ne comprennent rien !

Rien ne me réchauffe, même pas les rayons du soleil sur mon visage, ni l’eau brûlante que je laisse couler sur mon corps encore et encore…ton silence hurle ma puce…

Je ferme les yeux, ce qui me vaut à chaque fois une merveilleuse photo et l’esquisse d’un sourire sur mes lèvres…je donnerais 15 ans pour sentir encore ce parfum de rose…mon esprit s’évade, enfin…un peu de légèreté…je me dis que tu as touché une partie de mon âme que je ne soupçonnais pas…

Je voudrais être une fée, une magicienne, une voyante, voire même une sorcière…juste pour voir, en un coup de baguette magique si tu es heureuse et sereine là-bas, chérie…ce n’est pas faute de regarder par la fenêtre, où es-tu ?

Sans savoir pourquoi, comment, ni à quel moment cela m’a pris, quelle pulsion a dicté mes pas et mon esprit, mon corps, je me retrouve devant ce trou béant…il y a encore des fleurs fanées au dessus de ce putain de talus…tu es entourée du 3ème âge, j’ai l’espoir qu’ils te raconteront de belles histoires…et je suis là, debout, sur mes deux jambes et mes lèvres tremblantes avec une rose à la main…des larmes coulent le long de mes joues…oui, tu es partie, tu es partie, tu es partie…je me le répète, il le faut…

Oui, cette île, je vais la trouver Marie, je te le promets…

Commentaire n°18 posté par stef le 12/08/2008 à 11h54
Stef...Marie ne souffre plus mais elle ne pensait pas nous faire autant souffrir!!! Marie est avec toi...elle est avec chacun de nous qui l'on connu.... et tout ceux qui on été marqué par elle!!! Marie veut que l'on soit heureux pour elle parce qu'elle a maintenant l'âme libre!!! Si on écoute vraiment, si on s'attarde vraiment au moindre geste, on va sentir Marie qui nous dit de ne pas s'en faire qu'elle est avec nous tout près de nous!!! Merci Mon Ange!!!
Commentaire n°19 posté par Violaine le 13/08/2008 à 05h44
Pensées pour Marie.......
Commentaire n°20 posté par josie le 18/08/2008 à 12h39







À toi Marie pleine de grâce ...

Le deuil est créatif
C’est un jeu de piste, une archéologie,...
Je procède comme avec ton père ;
Écumé nos lieux communs
Acheté dans une boutique que nous aimions bien
Parcouru ton blog
Analysé la symbolique de tes photos,
Caressé ta veste abandonnée,
Piraté ces lieux intimes et volages me laissant la sournoise impression de chaud et vivant en toi.
Je rigole quand je pense aux fringues que tu m’as piquée et qui vont pourrir dans tes placards.
Et oui ! j’ai toujours aimé ta colère qui représente à elle seule toute celle d’une génération post-soixante huit arde.
Le poids énorme de cette liberté octroyée et des armes que l’on a dû fabriquer de toutes pièces pour ne pas crever.
Douce Marie,
Je t’approche au plus près pour ne pas te perdre tout de suite.
Je te laisse t’en aller, mais je veux à aucun prix oublier le peu que tu as laissé.

Jamais l’humour n’a côtoyé d’aussi près le désespoir.
On en parlait comme d’une mythologie, et là... j’ai le nez collé au pavé.
Pas moyen d’être en deçà ni au-delà
Le gore en élégant ;
Curieux amalgame
Du présent inaliénable.
Une sorte de travail pour résorber la ligne rouge.

Soyons délicats avec les êtres et objets délaissés
Donnons nous un délai pour lâcher avec un rituel qui nous est propre.

Même si toute cela n’est qu’une transhumance de plus...

La violence de ce départ
Est un écho du nôtre, le battement d’aile d’un papillon,
Maintenant passons à l’essentiel bordel !









Passer le vide béant... ou je veille quand ma poitrine a des problèmes de starters, ce point soutenu, ce pincement au cœur...


À toi Marie pleine de grâce ...

Le deuil est créatif
C’est un jeu de piste, une archéologie,...
Je procède comme avec ton père ;
Écumé nos lieux communs
Acheté dans une boutique que nous aimions bien
Parcouru ton blog
Analysé la symbolique de tes photos,
Caressé ta veste abandonnée,
Piraté ces lieux intimes et volages me laissant la sournoise impression de chaud et vivant en toi.
Je rigole quand je pense aux fringues que tu m’as piquée et qui vont pourrir dans tes placards.
Et oui ! j’ai toujours aimé ta colère qui représente à elle seule toute celle d’une génération post-soixante huit arde.
Le poids énorme de cette liberté octroyée et des armes que l’on a dû fabriquer de toutes pièces pour ne pas crever.
Douce Marie,
Je t’approche au plus près pour ne pas te perdre tout de suite.
Je te laisse t’en aller, mais je veux à aucun prix oublier le peu que tu as laissé.

Jamais l’humour n’a côtoyé d’aussi près le désespoir.
On en parlait comme d’une mythologie, et là... j’ai le nez collé au pavé.
Pas moyen d’être en deçà ni au-delà
Le gore en élégant ;
Curieux amalgame
Du présent inaliénable.
Une sorte de travail pour résorber la ligne rouge.

Soyons délicats avec les êtres et objets délaissés
Donnons nous un délai pour lâcher avec un rituel qui nous est propre.

Même si toute cela n’est qu’une transhumance de plus...

La violence de ce départ
Est un écho du nôtre, le battement d’aile d’un papillon,
Maintenant passons à l’essentiel bordel !








Commentaire n°21 posté par Agathe le 20/08/2008 à 17h55

« Maman ? », interroge la chair de mon sang…en se plantant devant moi…

« MMMM…. », Dis je… petite Lhéa m’arrache de mes ténèbres, de ma brume habituelle…je tourne la tête vers elle, le reste de mon corps reste inerte…comme endormi, je n’ai pas mal.

« C’est qui sur la photo,  là ? » s’interroge t’elle. Silence.

Ma petite chair de mon sang, Romane, est occupée, son esprit est figé sur des morceaux de cartons, éparpillés n’importe comment ; elle ne lève pas le visage, pourquoi le ferait-elle, à quoi bon. Elle se fout totalement du monde qui l’entoure en ce moment précis. Elle n’aime pas le monde je crois, il l’emmerde, elle s’aime, c’est déjà ça de pris et de bon pour elle. Ouf. J’ai rien fais pour. Elle a choisi la jungle, la vie, elle a raison. Les automates nous font peur à nous deux…

« C’est…f’in,  non,  c’était  une amie à Maman », mon regard se baisse, ma voix bascule vers le mélo dramatique, le pathétique, petite Lhéa, à l’aise sur ses 7 ans, 4 dents en moins,  sent les choses, elle est loin d’être idiote. Merde.

« Oui, mais qui ?? Elle est belle… !» insiste t’elle. Merde. Pourquoi toujours des questions ? Je reste inerte, mon corps n’a toujours pas bougé, il est lourd, si lourd tout à coup.  Une réponse, n’importe laquelle, je m’en tape. Re-merde.  

La pièce se referme sur nous. Il faut clouer les portes. Les murs craquent et sont attirés les uns vers les autres. On va mourir maintenant, entre ces 4 murs. Le sang va jaillir de nos corps, il suinte déjà de mes veines. N’étaient’ ils pas là pour nous protéger ? Je n’ai pas peur. Je sais que tout se passe dans ma tête. Ça tourne, je commence à suffoquer. Une perf’.Vite.

Petite Romane est toujours aussi concentrée.  Petite Lhéa attend sa putain de réponse.

Ma sirène continue dans les boîtes noires : « I don’t believe you when you fuck me !  You’re the truth  that hurts…», yeah, elle a tout compris elle, je suis amoureuse. D’une sirène.

« Il s’agit de Marie, elle a fait partie de ma vie physique pendant un petit moment, trop court, elle a énormément compté pour moi mais aujourd’hui, elle est partie rejoindre les anges, elle restera dans mon coeur... ».

Petite Lhéa pose son regard et plante ses deux yeux dans les miens. Quel regard de braise. Qu’elle est belle. C’est normal, c’est ma fille. Elle soutient son regard. Bleu. Si bleu. Puis, froncement de sourcils. Aïe. Elle détourne les yeux. Bouge son corps. Le ciel. Elle a besoin de regarder le ciel, de fixer le néant, l’immortalité, Dame Nature, de songer qu’elle est si loin. Absente de son corps, elle est en dichotomie, moi aussi. Le cérébral a repris le contrôle de notre « nous », salopard…je peux t’observer, connard. Tu veux nous éteindre mais je suis plus forte que ta volonté. Tu es en moi depuis 32 ans mais je suis là depuis plus longtemps que toi. Dans son ventre, j’y étais seule, encore. J’aurais le dernier mot. Abdique. Je suis mauvaise. Je suis stupide.

« Tu veux dire qu’elle est morte ? » demande t’elle doucement, presque grave. Bouleversante.

Telle une pierre je tombe. À genoux. Mes mains sur mon visage. Réalité. La réalité. Je prie ton ombre de me relever, aide moi.

« Oui, il reste l’absence, le vide, le manque ». Je suis en dehors de mon corps, ma bouche a dit quelque chose mais quoi ? Quels mots, sons, sont sortis de ce corps ? Petite Lhéa pince un coin de sa lèvre. Elle incline imperceptiblement le visage, il est doux comme un nuage et ses yeux acquiescent.  Elle s’approche de moi.

« Je sais ce que c’est. Viens, maman, viens me lire une histoire, elle vole maintenant»...

Petite Lhéa s’approche de moi. Sa toute petite main s’est glissée dans la mienne, tendrement, sans  mocheté. Immaculée. Blanche comme la neige, son esprit. Touchant. Irréel. Sauveuse, déjà. L’espoir. Ma pierre blanche.

« Oui, mon bébé, elle vole, c’est vrai. Allons lire une histoire. Je t’aime »…

« Moi aussi maman »…


La vie, quoi…

 

Commentaire n°22 posté par Stef le 20/08/2008 à 19h13
le suicide n'est pas un choix , c'est lorsque les souffrances deviennent trop grandes et que les ressources pour y remédier sont trop faibles..chaque personne devant certaines circonstances..aurait incliné l'échine..marie..plus personne n'écrit ici et ..on ne sait pas où tu es à présent..
Commentaire n°23 posté par ... le 30/08/2008 à 13h08
Marie est dans notre coeur et le sera toujours!!!
Commentaire n°24 posté par Violaiine le 31/08/2008 à 00h03
je reviens régulièrement comme si quelque chose pouvait se produire...
Commentaire n°25 posté par Eric LOW le 07/09/2008 à 10h26
OUI ...moi aussi c'est dingue!!!!
Commentaire n°26 posté par Violaine le 08/09/2008 à 01h39

Je ne sais rien y faire.

Le temps passe inlassablement, c’est con ce que je dis mais c’est pourtant comme ça.

J’aime pas ce qui est « comme ça », et je sais pourquoi.

J’aime pas parce que je ne contrôle pas, je ne sais rien y faire, je viens de le dire.

Je ne peux revenir en arrière ; c’est comme ça, bordel.  Cela n’a pas été fourni avec mon kit d’humaine.

Allez en avant, j’ai pas envie.  Mais en arrière, je serai peut-être bien tentée…Y’a-t-il une fée, un Dieu, une ombre qui aurait l’extrême bonté d’exhausser mon vœu, de m’écouter un instant ?

Non.  Je le savais, à quoi bon…C’est dans les contes ces conneries.

J’aurais changé quelques petits trucs.

J’ai encore rêvé de toi, ma Douce, ma Belle…Encore.

Je me suis réveillée ce matin d’un songe assez confus et tu étais sur mes lèvres.

Je me suis éveillée et tu étais près de moi, auprès de moi, dans mon grand lit si froid pourtant…

Avec un effort de mémoire, il me revient que nous étions entourées d’amis et on était complices, comme des enfants.

Tu étais heureuse.

Et moi aussi.

On formait une drôle d’équipe toutes les deux tu sais…Tu brillais pour moi et moi, hé bien, j’en pinçais sérieusement pour toi…hoooo, doux souvenirs…restez encore un peu, restez…caressez-moi encore un instant…

C’est de plus en plus confus, ces songes s’éloignent…mais ils me laissent l’esquisse d’un sourire et j’ai les yeux qui pétillent encore un peu…Mon Dieu, j’aurais voulu te serrer si fort que je t’aurais brisée la vue…

J’ai encore tellement de choses à te dire mais plus de mot à prononcer…

Les larmes ne coulent plus ; j’en ai plus.

Un poilu a dit « il y a des douleurs qui ne pleurent qu’à l’intérieur… »…à croire qu’il te connaissait.

Je me suis levée, j’ai mais mon armure et me suis regardée dans le miroir.

Une nouvelle journée commence, le soleil brille dehors et dans mon cœur, hé bien, ses rayons arrivent tout doucement à se frayer un chemin…et ça, je sais pourquoi…parce que je t’y ai installée confortablement et que, à ton rythme, tu t’y déposes comme une plume…

Commentaire n°27 posté par Stef le 10/09/2008 à 11h28
Toujours un clic sur ton blog Marie ! Comme si.....
Commentaire n°28 posté par josie le 10/09/2008 à 20h10
Marie moi aussi je reviens régulièrement sur ce blog quand je pense à toi, quand tu me manques.. je viens chercher auprès de toi une affection que toi seule pouvait donner..Quand je me sens semblable à toi..
Commentaire n°29 posté par ... le 14/09/2008 à 15h13
Comme un recueillemnt... Joyeux anniversaire avecx quelques jours de retard.
Je pense encore et toujours à toi.
Commentaire n°30 posté par Ga'L le 16/09/2008 à 09h39
Laisse moi espérer que tout ça est un calunard!
Commentaire n°31 posté par Violaine le 20/09/2008 à 00h05
Salut Marie comme abitude je vien sur ton bloq tous le jours
UN BACIONE ton ami
Commentaire n°32 posté par SEBASTIANO le 22/09/2008 à 18h42

Pensées, toujours des pensées pour toi Marie  !

Commentaire n°33 posté par josie le 27/09/2008 à 13h04
Je n'osais pas le dire, mais c'est aussi ce que j'espérais : un canulard ! D'autant plus que je ne voyais pas qui d'autre pouvait se prévaloir d'un ligne artistique qui puisse s'autoriser un tel canulard...

... rien que d'y penser, j'avais déjà des lignes et des lignes assoiffées de pages.
Commentaire n°34 posté par S@m le 03/10/2008 à 03h10
Hoooo Marie....le temps passe mais je te sens toujours près de moi, parfois...
Il pleut sur mon âme aujourd'hui et je repense à toi, à ta façon si particulière et si libre qu'était ta vie....je voudrais avoir ta force...

Tu me manques tant....

Je t'embrasse tendrement,
Ta Candy...
Commentaire n°35 posté par Stef le 09/10/2008 à 08h57
Encore et toujours... On ne t'oublie pas ma belle.
Commentaire n°36 posté par MOI le 16/10/2008 à 16h35
suis la aussi, aujourd hui demain....pour la vie.......bisous
Commentaire n°37 posté par Sebastiano le 17/10/2008 à 23h58
Moi je suis toujours en vie et pourtant je ne vie plus sans toi Marie...
Commentaire n°38 posté par Violaine le 26/10/2008 à 05h41
Chère Madame Marie,

Un jour, tu m'as remis tes compliments sur un de mes textes, mais comme je te l'ai dis à l'époque, j'avais à apprendre de toi ...
Aujourd'hui, la seule phrase que je sais écrire tient en 3 mots ''tu me manques''.
Commentaire n°39 posté par anonyme le 30/10/2008 à 19h54
je passe ici régulièrement pour voir si tu as écrit un nouvel article et puis je repars déçue. Je ne regarde jamais les commentaires, mais ce soir je vois qu'il n'y a encore pas de nouvel article et je me souviens qu'un jour tu avais écrit un article parce que j'en réclamais un et que tu te sentais fautive de ne pas écrire sur ton blog alors que moi malade je trouvais la force pour le faire.
Ce soir je venais t'engueuler parce que tu n'avais pas écris depuis trop longtemps et je voulais que tu écrives un nouvel article et puis je vois que tu n'es plus là . Ni ici ni sur myspace .
je suis triste ce soir.
Commentaire n°40 posté par ann le 30/10/2008 à 21h12
Je relis des mots que j'avais enfouis, je revois des images que j'avais laissé avec le temps. Aujourd'hui petite soeur laetitia me fait part de sa decouverte sur le net...tu nous a quitté pour ce monde que tu as toujours cru meilleur alors c'est ton choix mais putain ça fait mal pour ceux qui ont vecu à tes cotés, je pense à toi laurewce, thomas et toi aussi thérese.
sam (cavalaire)
Commentaire n°41 posté par royer samuel le 31/10/2008 à 15h23
Voici encore la preuve que tu étais,es et seras toujours présente Marie.....

Tu nous manques.....
Commentaire n°42 posté par chan le 03/11/2008 à 16h45
& voilà !...
les mots & les maux de Marie sont toujours là...
Commentaire n°43 posté par Eric LOW le 07/11/2008 à 18h11
aujourdui ce mon anniversaire, suis triste qui tu est pas la...tu me manque enormement
Commentaire n°44 posté par sebastiano le 24/11/2008 à 16h55
chere marie..cela va faire bientôt trois mois..tu étais belle..si charmante, si inspirée..tu aurais pu faire encore tant d'art ..tu pourrais être vivante et heureuse..mais tu as choisi de partir..douce marie, ce soir je me réconforte auprès de toi..
Commentaire n°45 posté par lucie le 24/11/2008 à 19h35
Je pense à toi Marie, souvent ; à cette filialité reconnue et immédiate lorsque nous nous sommes rencontrées, il y avait toujours une place pour toi dans nos projets, c’était tacite.

 Comme un rire silencieux, le  bruit des bulles de champagne, une ritournelle légère et ancrée à la racine de nos vies…

Paradoxes ! Nous jonglons et ce Dr Freud dernier en date exhumé de la collec paternelle ?...Conneries !Il ne fallait qu’un peu plus de corps,du ressenti brut.
La souffrance est bien plus qu’un isoloir, elle nous coupe aussi de nous même alors que son impulsion initiale était inverse…

Ou que tu sois, je t’envoie pleins de sourires et de tendresse.


Commentaire n°46 posté par AgatheD le 26/11/2008 à 22h43
Tu es présente....tu me manques...encore et toujours...
Je t'envoie un monde de douceur et une lune de tendresse, où que tu soies...
Ta Candy
Commentaire n°47 posté par Stef le 24/12/2008 à 08h37
c le plus triste noel de ma vie, je t enbrasse
Commentaire n°48 posté par sebastiano le 24/12/2008 à 17h15
Où que tu sois Marie pensées !!!!!!
Commentaire n°49 posté par josie le 01/01/2009 à 14h21
Qu'il est triste de voir ce blog inanimé. Je suis toujours triste pour tout et pour rien, surtout depuis que tant de personnes autour de moi sont parties. Et toi Marie, tu les as rejoins. Ils hantent mes nuits, passant leur temps à disparaître pour réapparaître. Mais à peine réapparaîssent-ils qu'ils se soustraient à nouveau de mon regard... Et toi Marie, tu joues ce jeu avec eux. J'aimerais te chercher mais n'en n'ai plus la force, te rejoindre mais je suis mieux ici, te revoir mais ce n'est pas possible. Alors je pleure parfois, pense souvent, et prie pour ne plus rêver. Car quand la nuit prend fin, il faut revenir dans le monde réel où tu n'es plus, où ils ne sont plus. Je voulais juste Marie, ma belle Marie, te dire que malgrés ce foutu temps qui passe tu me manques toujours autant. Et te dire de faire passer le message...
Commentaire n°50 posté par S le 13/02/2009 à 02h10

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